Ballade dans les gorges de la Loire

23 08 2007

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Délaissons temporairement l’île de Ré pour visiter un endroit superbe que nous ont fait découvrir des amis :

Les gorges de la Loire

Gorges de la Loire

Les gorges de la Loire, situées à une dizaine de minutes de Saint-Etienne (Loire), bénéficient d’une richesse écologique considérable. En effet, ce site de près de 3000 hectares qui marque la frontière entre les monts du Velay et la plaine, dispose d’une mosaïque de milieux naturels résultant de la présence de microclimats locaux ; les gorges aux pentes abruptes favorisent l’existence de micro régions, bénéficiant de conditions climatiques différentes en fonction de leurs orientations, altitudes, ensoleillements et de leurs profils topographiques.

Ainsi, dans cet espace, alternent des habitats de régions de faibles altitudes et abritées, et des milieux plus montagnards engendrés par les nuances climatiques apportées par les vallées transversales. Dans un périmètre parfois restreint, des espèces méridionales tels l’érable de Montpellier ou l’amélanchier côtoient donc d’autres espèces à caractère nordique affirmé.

Cette alternance de milieux naturels divers favorise, de plus, la présence d’une faune d’intérêt, principalement sur le plan ornithologique et entomologique. Ainsi, la diversité des milieux rencontrés permet la présence de plus de 160 espèces d’oiseaux, dont certaines sont rares aussi bien au niveau régional que national : Circaète Jean-le-blanc, Hibou gran duc et Milan royal. Il convient de noter aussi la présence d’espèces inféodées aux landes et secteurs ensoleillés comme la Huppe, l’Engoulevent ou le Torcol. Les milieux aux influences méditerranéennes sont également favorables à la présence d’un grand nombre d’insectes.

 

Source : FRAPNA : http://www.frapna.org/site/siteLoire/rnv.htm

Crée en 1986 à l’initiative de la Ville de Saint-Etienne, la Réserve Naturelle Régionale est située sur la rive droite du fleuve Loire et en amont du barrage de Grangent. Elle s’étendait à l’époque sur 214 hectares de parcelles communales et s’appelait alors « Réserve Naturelle Volontaire de Saint-Etienne/Saint-Victor ». L’objectif initial de sa création était en réalité de s’opposer à la pression urbaine croissante de l’agglomération stéphanoise.

C’est en 1996 que cette réserve prend la dénomination actuelle de « Réserve Naturelle Volontaire des Gorges de la Loire », suite à son agrandissement sur la commune voisine Unieux.

Source : SMAGL : http://www.smagl.com/gorges_rnv.htm

Près du barrage de Grangent, la Loire est ici calme et large : c’est une Loire nautique, avec des reliefs plutôt sauvages et boisés, parsemés de vieux châteaux forts.

Gorges de la Loire

Du château d’Essalois, qui se dresse au-dessus de la Loire sur un promontoire naturellement fortifié et habité par l’homme depuis les gaulois (traces d’un oppidum : seul subsiste l’enceinte de pierres envahie par les genêts), un paysage magnifique s’offre à notre regard avec, au premier plan, comme un naufragé sur une île, le château de Grangent.

Gorges de la Loire - Château de Grangent

Le château de Grangent se trouve sur une petite île surplombé par le château d’Essalois. Lorsqu’il fut construit, vers l’an 800, l’ile était en fait un promontoire qui s’élevait à une cinquantaine de mètres au-dessus du fleuve, une situation radicalement bouleversée par la construction du barrage de Grangent. Pendant le moyen-âge et plus tard, il subit destructions, reconstructions, et des restaurations.

Le château est aujourd’hui une propriété privée.

Source : Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Grangent

En rejoignant le barrage de Grangent, nous avons pu observer deux papillons colorés butinant une fleur : des écailles chinées.

Ecailles chinées (Euplagia quadripunctaria)

Ce papillon nocturne aux ailes bariolées, assez courant, a la particularité de voler aussi la journée. On le rencontre aussi bien dans les jardins.

Envergure de 42 à 52 mm. Mâle identique à la femelle.

Arrivés au barrage, une autre occasion de sortir l’appareil se présente : de superbes araignées, des épeires à la vue du dessin. Après recherche sur internet, il semblerait qu’il s’agisse d’épeires des ponts (Larinioides sclopetarius)

Epeire des ponts femelle (Larinioides sclopetarius)

L’Epeire des ponts, Larinioides sclopetarius, est une araignée presque grégaire. Les individus se supportent et on peut rencontrer de véritables colonies de ces bêtes. Cette araignée se plait au bord de l’eau sur toutes les constructions humaines, d’où son nom vernaculaire : c’est donc normal de la voir sur ce barrage !

Les femelles sont de belles bêtes aux formes équilibrées. Leurs toiles sont moins soignées que celles de la cousine diadematus, parce que souvent non réparées. Le mâle adulte voit ses pattes avant se développer de façon presque invraisemblable. Cette espèce se rencontre en nombre surtout en automne, jusqu’à tard dans l’année.

Source : http://dipode-vie.net/Arachnides/Aran%C3%A9id%C3%A9s/Larinioides/sclopetarius.html

D’après le journal La Hulotte, on la trouve uniquement près des rivière, canaux, fleuves ou étangs, et uniquement sur des objets fabriqués par l’homme (ponts, barrages, etc..)

“Ce n’est pas tout à fait vrai de dire que l’on ne trouve cette espèce qu’uniquement sur des objets fabriqués par l’Homme… Quand elles sont très abondantes, on les trouvent parfois aussi sur les plantes (mais attention!!!!… elles sont très facilement confondues avec Larinioides cornutus (Epeire des roseaux) qui vit aussi aux environs de l’eau et presque toujours sur des plantes).

Ceci dit, l’explication pour leur préférence pour des ponts etc., est probablement dû au fait que leur habitation naturelle sont des roches. Ceci est souvent le cas chez des araignées qui vivent contre les batiments. Ces araignées se sont adaptées aux batiments et autres constructions (qui “ressemblent” plus ou moins à des roches) et sont devenues souvent très communes parce que ces contructions le sont aussi .”

Source : http://richardunord6.skynetblogs.be/post/3913975/araignee–epeire-des-ponts–larinioides-sclop

Mais l’epeire des ponts n’est pas le seul locataire des lieux : en effet, le barrage de Grangent sert aussi d’habitat à une hirondelle bien connue : l’hirondelle de fenêtre. Une importante colonnie habite ainsi l’endroit et ces graciles oiseaux virevoltent dans les airs pour capturer des insectes !

Hirondelles de fenêtre (Delichon urbica)

La photo n’est pas terrible (c’est un crop), car les hirondelles sont difficiles à approcher (donc à photographier) sauf à se pencher dangereusement dans le vide (le barrage fait quand même environ 55 m de hauteur !).

Voir la configuration du barrage sur le site http://www.fleuve-loire.net/article.php3?id_article=99 !

Plus d’infos : http://www.oiseaux.net/oiseaux/passeriformes/hirondelle.de.fenetre.html


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